Taro ‘ITE : Mise en place d’une plantation expérimentale de taro

Actualités du projet
Le projet Kiwa Taro’ITE lance une série sur les super-pouvoirs du taro
16 Janvier 2026
© Initiative Kiwa
Le projet Society inaugure une nouvelle série pédagogique consacrée aux super-pouvoirs du taro, en croisant sciences, archéologie et savoirs traditionnels. Premier épisode : le rôle des tarodières irriguées comme pièges naturels à sédiments.
Lors des fortes pluies, l’eau chargée de terre et de limons traverse les tarodières, où le courant ralentit. Les particules se déposent, piégées par les racines de taro et le fond des parcelles. Des études menées dans le Pacifique montrent que ces systèmes agricoles peuvent retenir jusqu’à 80 à 90 % des sédiments avant qu’ils n’atteignent les rivières et le lagon. L’archéologie confirme cettefonction, avec des couches de sédiments accumulées sur plusieurs siècles sous d’anciennes tarodières.
Résultat : des lagons mieux protégés, des récifs plus résilients, une pêche préservée et, en parallèle, des sols agricoles naturellement enrichis. Une démonstration concrète de la manière dont les pratiques ancestrales constituent de véritables infrastructures écologiques, en résonance directe avec les approches fondées sur la nature soutenues par l’Initiative Kiwa.
La série se poursuivra avec un prochain épisode dédié à la phytoremédiation : ou comment le taro contribue aussi à filtrer certains polluants.
Programme Taro ’ITE : des tarodières au cœur de la dépollution et de la résilience
13 Décembre 2025
© Initiative Kiwa
Né en 2022 d’une collaboration entre un étudiant polynésien, Raihau Tama, et des chercheurs engagés, le programme Kiwa Taro ’ITE permet de démontrer le rôle clé des tarodières irriguées dans la rétention des polluants phytosanitaires. Les travaux montrent que ces polluants sont stockés dans les radicelles du taro, sans affecter le tubercule, qui reste consommable.
Au-delà de la dépollution, le programme met en lumière les multiples services rendus par les tarodières : protection des sols,biodiversité des zones humides, emplois locaux et contribution à l’indépendance alimentaire.
Thème

Co-bénéfices


-
Nom du projetTaro ‘ITE : Mise en place d’une plantation expérimentale de taro
-
Porteur du projetTahitian Historical Society
-
Démarrage du projetAoût 2025
-
Fin estimée du projetMars 2027
-
Montant du financement76 323 €
Principaux résultats
-
Depuis le lancement du projet "Taro 'ITE – Implantation d'une Tarodière Expérimentale" sur le domaine Kellum à Moorea, des résultats significatifs ont été obtenus sur les plans environnemental, social et scientifique.
- Sur le plan environnemental, près de 1 hectare de tarodière irriguée a été aménagé (terrassement, creusement de canaux, mise en culture), permettant de restaurer un écosystème humide fonctionnel. Cette tarodière contribue à la réduction des apports terrigènes vers le lagon en favorisant la rétention des sédiments et des polluants, dans un contexte local marqué par l'érosion liée aux cultures intensives d'ananas. Le projet s'inscrit ainsi dans une logique de solutions fondées sur la nature pour la résilience des écosystèmes.
- Sur le plan social, le projet a mobilisé activement la population locale. Une journée de plantation collective a rassemblé 35 habitants de Moorea. Par ailleurs, 104 enquêtes ont été réalisées auprès des ménages de Papetoai afin d'évaluer les pratiques alimentaires et la place du taro dans les systèmes de consommation. Le projet contribue à renforcer l'autonomie alimentaire, les solidarités locales et la transmission des savoirs agricoles traditionnels.
- Sur le plan scientifique et technique, la tarodière expérimentale constitue un site d'étude et de démonstration. Elle a permis l'accueil de plusieurs groupes (chercheurs, étudiants, agriculteurs), favorisant les échanges entre savoirs scientifiques et savoirs traditionnels. Les travaux s'inscrivent dans la continuité des recherches sur le rôle du taro dans la rétention des pesticides et des sédiments.
Enfin, le projet a permis de renforcer la visibilité des solutions fondées sur la nature à l'échelle du territoire, en illustrant concrètement le lien entre gestion des terres, qualité des eaux et santé du lagon dans une approche intégrée "de la montagne à la mer".
Implantations du projet
Pour visualiser la carte, vous devez accepter le cookie "OpenStreetMap".
Cliquez simplement sur "Accepter".
Pour visualiser la carte, vous devez accepter le cookie "OpenStreetMap".
Cliquez simplement sur "Accepter".
Le projet Taro ‘ITE vise à restaurer un ancien champ de taro sur la ferme de la Tahitian Historical Society à Moorea. Il entend démontrer les bénéfices des systèmes irrigués de taro fondés sur la nature : réduction du ruissellement des sédiments vers le lagon, préservation des zones humides, contrôle des espèces envahissantes et amélioration de la qualité de l’eau. Le projet encourage également l’autosuffisance alimentaire des familles à faibles revenus et la transmission des savoirs traditionnels. Sur une période de 20 mois, il mobilisera des agriculteurs, des jeunes issus des quartiers prioritaires, des institutions et des centres de recherche, afin de créer un modèle d’agriculture communautaire durable renforçant la résilience écologique et la cohésion sociale face au changement climatique.
L’objectif principal du projet est de réhabiliter un ancien champ de taro sur la ferme de la Tahitian Historical Society à Moorea et de le transformer en site pilote de démonstration et de formation. Cette initiative applique une approche fondée sur la nature, inspirée des pratiques agricoles traditionnelles, pour répondre aux défis actuels : changement climatique, érosion des sols et sécurité alimentaire.
L’approche repose sur la restauration du système d’irrigation du champ de taro, le contrôle non chimique des espèces envahissantes et la replantation de cultures vivrières traditionnelles. Le projet s’appuie sur une collaboration étroite avec les agriculteurs de Rurutu, les centres de recherche locaux, la municipalité de Moorea et les familles des quartiers prioritaires de la vallée d’Opunohu.
Objectifs du projet
Le projet Taro ‘ITE poursuit quatre objectifs complémentaires :
- améliorer la qualité de l’eau du lagon en utilisant le champ de taro comme zone tampon naturelle ;
- renforcer l’autosuffisance alimentaire des familles à faibles revenus en réintroduisant la culture du taro et les savoirs traditionnels associés ;
- favoriser l’engagement communautaire en impliquant les jeunes des quartiers prioritaires dans la gestion et l’entretien du champ ;
- produire des données scientifiques sur les services écosystémiques fournis par les champs de taro afin d’en démontrer la valeur écologique, sociale et économique et de soutenir la réplication du modèle ailleurs en Polynésie et dans le Pacifique.
Inclusion sociale et équité de genre
Le projet Taro ‘ITE intègre une approche inclusive pour garantir la participation équitable des femmes, des jeunes et des familles à faibles revenus issues des quartiers prioritaires. Les actions prévues comprennent :
- une évaluation des besoins avec les familles de la vallée d’Opunohu afin d’identifier les obstacles à l’implication des femmes et des jeunes ;
- la collecte de données ventilées par genre et par âge pour suivre la participation et mesurer les impacts sociaux du projet ;
- des consultations ciblées avec les mères, les agricultrices et les jeunes adultes pour adapter les activités (horaires, types de formation, soutien) ;
- des sessions de formation spécifiques pour les femmes et les jeunes sur la culture du taro, sa transformation et la production de produits à valeur ajoutée ;
- un suivi régulier pour évaluer le développement des compétences et la façon dont les connaissances acquises sont intégrées dans les pratiques agricoles et alimentaires des ménages.


















