RESICO: Conservation de la biodiversité pour renforcer la résilience des communautés rurales

Actualités du projet
Kiwa ResiCo accueille trois nouveaux volontaires en mission au Vanuatu
13 Décembre 2025
© Initiative Kiwa
Mi-novembre, le projet Kiwa ResiCo a accueilli trois nouveaux volontaires de solidarité internationale France Volontaires au Vanuatu. Arrivés depuis la Nouvelle-Calédonie, Nadja, Djaïk et Steeves entament une mission de 18 mois aux côtés de partenaires locaux, dédiée au renforcement de la résilience alimentaire et agricole. Ils ont été officiellement accueillis le 26 novembre à l’ambassade de France au Vanuatu.
Basée à Port Vila, Nadja interviendra au sein du Vanuatu Kaljoral Senta pour appuyer la documentation des savoirs traditionnels agricoles face au changement climatique, des pratiques alimentaires et de leur lien avec la santé, ainsi que du rôle des femmes dansl’agriculture et les décisions familiales.
À Port Vila également, Djaïk accompagnera la Farm Support Association dans la mise en place de pépinières, la diversification des cultures et le développement de systèmes agroforestiers.
À Santo, Steeves collaborera avec le Vanuatu Agricultural Research and Technical Centre pour la création d’une structure de quarantaine post-entrée, la multiplication d’arbres fruitiers et de cultures vivrières, ainsi que le développement de parcelles de démonstration en agroforesterie.
Ces arrivées marquent une nouvelle étape concrète pour les actions de ResiCo en faveur de systèmes agricoles plus résilients au Vanuatu.
Kiwa RESICO lancé au Vanuatu : trois jours pour poser les bases de la résilience agricole dans le Pacifique
25 Février 2026
© Initiative Kiwa
Le projet Kiwa RESICO a été officiellement lancé du 27 au 29 janvier 2026 entre la Nouvelle-Calédonie et leVanuatu. Pendant trois jours, plus de dix partenaires ont été mobilisés pour engager concrètement les cinq actions techniques du projet et structurer une coopération régionale en faveur de la résilience des systèmes agricoles face aux chocs climatiques.
Les 27 et 28 janvier, les premiers comités techniques ont permis de préciser les objectifs, les méthodes de travail et les responsabilités de chacun, et d’établir une feuille de route opérationnelle commune. Le 28 janvier, le lancement officiel s’est tenu en présence des partenaires institutionnels et du Secrétariat de l’Initiative Kiwa,rappelant l’ambition du projet et ses enjeux régionaux. Le lendemain, le premier comité de pilotage a confirmé lesorientations stratégiques, la gouvernance partagée et les prochaines étapes.
Thème

Co-bénéfices



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Nom du projetRESICO
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Porteur du projetIAC, Institut Agronomique neo-Calédonien
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Démarrage du projetMai 2025
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Fin estimée du projetAoût 2028
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Montant du financement3 300 000 €
Principaux résultats
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Collecte des savoirs traditionnels, évaluation des liens entre genre et alimentation
- Au Vanuatu et en Nouvelle-Calédonie, des méthodologies et calendriers d'enquêtes ont été élaborés. Les enquêtes ont débuté en mars 2026 au Vanuatu et en avril 2026 en Nouvelle-Calédonie.
- Les savoirs traditionnels relatifs aux systèmes agricoles sont en cours d'évaluation afin de comprendre comment les communautés s'adaptent au changement climatique.
- Les pratiques alimentaires actuelles sont recensées, en vue de promouvoir à terme des recettes et des tutoriels.
- Le rôle des femmes dans l'organisation du travail agricole et la prise de décision est intégré dans les enquêtes.
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Renforcement de la quarantaine, de la biosécurité et des infrastructures
- Les termes de référence pour la construction de deux serres de quarantaine au DARD et au CTRAV au Vanuatu sont en cours de rédaction.
- Des devis sont en cours d'obtention pour la construction et la rénovation de la serre du CADRL dans les îles Loyauté.
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Renforcement de l'agroforesterie et de la biodiversité
- Les listes des variétés disponibles dans les collections ont été obtenues pour établir un plan de multiplication des racines, tubercules, bananiers, arbres fruitiers et à noix, avec un appui technique et des formations à venir.
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Cartographie participative pour la gestion des espaces et ressources naturels
- L'acquisition d'équipements et le développement du service SIG sont en cours pour le Département des Forêts du Vanuatu et la Province des Îles en Nouvelle-Calédonie.
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Gestion des maladies et des ravageurs
- Des enquêtes auprès des agriculteurs sont menées pour évaluer les méthodes de lutte contre les ravageurs actuellement utilisées.
- Des collectes de terrain sont en cours pour identifier les principaux insectes ravageurs et les agents potentiels de lutte biologique.
Implantations du projet
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Face à l’intensification des risques climatiques et autres menaces naturelles, les Îles Loyauté et le Vanuatu se trouvent à un tournant. Leurs systèmes agroforestiers, autrefois protecteurs, sont aujourd’hui fragilisés par des changements socio-culturels et une préférence croissante pour les produits importés, ce qui entraîne des problèmes de santé, une baisse de l’autosuffisance et un affaiblissement de la résilience. La croissance démographique et les pratiques agricoles non durables exercent une pression supplémentaire sur les ressources.
Le projet ResiCo vise à renforcer la résilience de ces communautés, en particulier celle des femmes, en réhabilitant l’agroforesterie à travers l’introduction et la diffusion de variétés améliorées de cultures, plus tolérantes ou résistantes à certaines conditions, dans le cadre de zones rurales mieux gérées.
Le projet travaillera directement avec une communauté bénéficiaire sur chacune des neuf îles les plus peuplées du Vanuatu (Vanua Lava, Santo, Malo, Mallicolo, Pentecost, Ambrym, Epi, Efaté et Tanna) ainsi que dans les trois îles Loyauté (Lifou, Maré et Ouvéa).
Après une phase de diagnostic de référence et d’évaluation des besoins, des infrastructures telles que des serres de quarantaine et des parcelles de multiplication seront mises en place. Du matériel végétal sera distribué aux agriculteurs, accompagné de pratiques améliorées de gestion des nuisibles. Afin de favoriser une gestion durable des espaces naturels et des ressources (notamment les zones agroforestières), des cartes participatives locales seront élaborées.
Le projet, porté par l’IAC, est mis en œuvre par un consortium d’acteurs intervenant chacun dans leur domaine d’expertise :
- Partenaires scientifiques : le CIRAD intervient dans les domaines de la biosécurité, de la lutte contre les nuisibles et de la propagation végétale, tandis que l’IRD et l’Université de la Nouvelle-Calédonie sont en charge de la base de données géographique destinée à analyser les évolutions de la biodiversité et à appuyer les efforts de lutte contre les nuisibles.
- Autorités nationales : au Vanuatu, le Ministère de l’Agriculture assure la coordination nationale du projet, le Département des forêts pilote la cartographie participative dans les communautés, et le service de biosécurité accueille les serres de quarantaine. La Province des Îles Loyauté soutient l’institut technique local.
- Instituts techniques : le VARTC, en tant que sous-bénéficiaire principal, met en œuvre les activités au Vanuatu, avec un focus sur l’amélioration des infrastructures (notamment les serres) et la distribution de biodiversité cultivée. Le Centre Culturel du Vanuatu inventorie les savoirs traditionnels et mène les actions de promotion de l’alimentation locale. Le CADRL, dans les Îles Loyauté, est en charge de la valorisation de l’alimentation locale, des infrastructures et de la préservation de la biodiversité.
- Organisations de terrain : la Farm Support Association déploie des techniciens pour assurer la mise en œuvre sur le terrain.
- Réseau français de volontariat international : des volontaires accompagnent les acteurs du projet au Vanuatu et dans les Îles Loyauté.
Objectifs du projet
Le projet ResiCo vise à encourager la conservation de la biodiversité et à renforcer la résilience des communautés en maintenant, valorisant et développant les systèmes agroforestiers, dans le cadre de zones rurales mieux gérées. Il s’articule autour de cinq volets complémentaires, tous interdépendants :
- Collecte des savoirs traditionnels, évaluation des liens entre genre et alimentation : Cette activité comprend une analyse des pratiques alimentaires actuelles et la promotion des aliments locaux.
- Renforcement des infrastructures de quarantaine, de biosécurité et de propagation pour l’accueil de matériel végétal agroforestier (nouveau ou existant) : Deux serres de quarantaine seront construites au Vanuatu, au sein du ministère de l’Agriculture et de l’institut technique VARTC. Des parcelles de démonstration et de multiplication agroforestière seront également mises en place.
- Valorisation de l’agroforesterie et de la biodiversité : Des arbres fruitiers et à noix seront multipliés, ainsi que des tubercules et des plants de bananiers. Le matériel végétal sera ensuite distribué aux agriculteurs formés et accompagnés dans les pratiques agroforestières.
- Cartographie participative pour la gestion des espaces et des ressources naturelles : Les cartes participatives intégreront différentes données : population, types de sols, baux fonciers, topographie, forêts, plantations. Elles seront produites à destination des communautés, des décideurs et des établissements scolaires, accompagnées de débats et de formations sur la planification de l’usage des terres.
- Lutte contre les maladies et nuisibles des cultures : Les principaux nuisibles seront identifiés, leurs impacts évalués, et les méthodes de lutte diffusées, en cohérence avec les savoirs traditionnels.
Inclusion sociale et équité de genre
Les femmes jouent un rôle central dans la production vivrière et la sécurité alimentaire en Mélanésie, mais elles sont sous-reconnues, et les projets en place ne répondent pas toujours à leurs besoins (FAO, 2020). Au Vanuatu, cette situation est aggravée par des politiques publiques qui encouragent le travail temporaire des hommes à l’étranger, notamment en Nouvelle-Zélande et en Australie. Aux Îles Loyauté, les hommes sont davantage engagés dans d’autres activités (pêche, emploi dans la fonction publique ou l’industrie à Nouméa), tandis que la production vivrière repose en grande partie sur les femmes.
L’adaptation au changement climatique pourrait affecter de manière disproportionnée les femmes, en fragilisant la production agricole, mais elle peut aussi renforcer leurs compétences et leur rôle. Grâce à un plan d’inclusion sociale et des femmes et à des activités ciblées, le projet ResiCo contribuera à réduire les inégalités existantes, en identifiant les besoins et les capacités des femmes, et en leur proposant des solutions adaptées, notamment en matière de distribution variétale et de formations.
En abordant les enjeux nutritionnels, le projet bénéficiera particulièrement aux femmes, qui sont au cœur des choix alimentaires et des contraintes liées à la sécurité alimentaire et nutritionnelle.








