Renforcer la protection côtière / Digues basées sur la nature

Actualités du projet
Fidji : des digues naturelles pour protéger les villages de Navolau et Somosomo
28 Juillet 2025
© Fiji Ministry of agriculture and waterways
Le projet porté par le ministère de l’agriculture et des voies navigables de Fidji et soutenu par l’Initiative Kiwa, franchit une étape majeure dans la protection des communautés côtières grâce aux Solutions fondées sur la Nature.
Ce projet a pour ambition de renforcer la résilience des communautés vulnérables face aux effets du changement climatique, en s’appuyant sur des solutions simples, locales et naturelles.
À Navolau Village No.1, situé dans la province de Rakiraki, la construction de la digue naturelle de 490 mètres est désormais 100 % terminée. À Somosomo, sur l’île de Taveuni, 80 % de la digue en enrochement est achevée. Il s’agira d’une digue de 650 mètres.
Ces structures, réalisées avec des matériaux naturels disponibles localement et les savoirs traditionnels, permettent de freiner l’érosion, de protéger les terres et les habitations et renforcer la résilience face à la montée des eaux et aux fortes houles.
Ce projet, lancé en novembre 2024, s’inscrit dans les efforts plus larges des Fidji pour intégrer des pratiques respectueuses de l’environnement dans le développement des infrastructures notamment en associant les savoirs traditionnels à l’expertise scientifique.
Thème

Co-bénéfices


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Nom du projetProtection côtière / Digues basées sur la nature
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Porteur du projetMinistère des voies navigables de Fidji
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Démarrage du projetMars 2023
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Fin estimée du projetMars 2027
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Montant du financement326 077 €
Principaux résultats
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Le Ministère a révisé la portée du projet afin d'en améliorer la faisabilité. Des consultations ont été menées à Navolau n°1, à Somosomo et dans le village de Navola. Les efforts de sensibilisation se sont poursuivis sur l'île de Mali.
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Construction de digues naturelles
Les travaux de construction sont terminés à Navola (100 % achevés, remblayage et plantation de vétiver effectués) et à Somosomo (90 % achevés, travaux presque terminés). La consultation à Navola village est terminée et les travaux de construction vont bientôt commencer.
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Restauration et plantation des écosystèmes
Des plants de mangrove et de vétiver seront acquis et plantés une fois les travaux de construction terminés. Le village de Vesi a achevé la plantation de vétiver et de mangrove.
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Renforcement des capacités et formation
Le ministère a initié une concertation locale et un suivi technique par le biais de visites régulières sur le terrain. Des équipes communautaires ont été mobilisées pour la plantation et l'entretien du littoral (remblai et récupération des rochers perdus).
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Prochaines étapes :
- Les prochaines étapes clés consistent à finaliser les consultations pour Mali, Ligaulevu et Nakawaqa, à achever la plantation sur quatre sites, à terminer la construction de la digue de Somosomo et à entamer les travaux de construction de la digue de Navola. Le Ministère prévoit également d'établir des rapports sur les risques climatiques et l'action des vagues pour chaque site.
- Dans le cadre de la prolongation du projet, celui-ci vise à impliquer les membres de la communauté dans le choix des sites. La mise en œuvre réussie de solutions de digues fondées sur la nature sur ces sites vise à promouvoir la conservation de la biodiversité, les populations de coraux et de poissons devant être restaurées.
Implantations du projet
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Les îles Fidji représentent les microcosmes de certains des défis les plus importants auxquels le monde est confronté en matière de développement et d'environnement. Le littoral fidjien s'étend sur 1 129 km, et il constitue l'une des régions les plus touchées par le changement climatique au niveau mondial, ce qui a des repercussions sur les 720 000 habitants (90 % de la population du pays) qui vivent à moins de 30 km de la côte fidjienne.
Depuis 1993, les Fidji ont enregistré une augmentation du niveau de la mer de 6 millimètres par an, plus importante que la moyenne mondiale. Pour les îles Fidji, le niveau de la mer devrait augmenter de 0,1 à 0,3 m d'ici 2055 et de 0,16 à 0,62 m d'ici 2090. Compte tenu des projections climatiques pour les îles Fidji, il faut s'attendre à ce que les inondations côtières augmentent, avec des besoins de plus en plus forts pour protéger le littoral (Kennedy et al., 2012 ; Hoeke et al., 2013).
Le programme PACCSAP (Pacific-Australia Climate Change Science and Adaptation Planning) prévoit que les îles Fidji connaîtront une variabilité climatique extrême dans les scénarios futurs. Par exemple, les modifications du régime des précipitations et de la fréquence des sécheresses dues au changement climatique devraient avoir un impact négatif sur les ressources en eau, la production agricole, les moyens de subsistance, la santé publique et l'économie. De même, les températures moyennes annuelles et les températures quotidiennes extrêmement élevées continueront d'augmenter. En outre, la fréquence et l'intensité des cyclones et des phénomènes météorologiques extrêmes devraient augmenter. Les îles Fidji ont d'ailleurs déjà connu le dévastateur cyclone tropical Winston de catégorie 5 en 2016.
Le recours aux Solutions Fondées sur la Nature (SFN) permettra d'assurer la longévité des infrastructures de protection. La création ou la restauration d'habitats côtiers par le biais d'une ingénierie écologique hybride et douce vise àrécupérer les services de protection du littoral ainsi que d'autres services écosystémiques. Les plants de mangrove formeront la première ligne de défense de la digue vers la mer. Les structures dures sous forme de blocs rocheux formeront l’ élément suivant de la digue qui protégera de l'érosion au fur et à mesure de la croissance des palétuviers. Du vétiver sera planté derrière les digues pour maintenir les sédiments en place grâce à seon système racinaire adapté. La collecte de données et le suivi permettront d’améliorer la compréhension de la dynamique côtière avec la mise en place de cette solution hybride.
En outre, le projet répond aux objectifs des SFN et cherche à s'attaquer aux facteurs sous-jacents de la dégradation de l'environnement mondial. Le projet aborde les points suivants :
- Atténuation et adaptation au changement climatique.
- Réduction des risques de catastrophes naturelles.
- Développement économique et social.
- La dégradation de l'environnement et la perte de biodiversité.
Essentiellement, ce projet cherche à avoir un impact en s'attaquant aux principaux facteurs sous-jacents du changement climatique et de l'érosion côtière. Les problèmes d'érosion côtière sont renforcés par la perte de mangroves due à des causes anthropiques et aux changements climatiques induits. Le projet permet de définir des options pour soutenir directement la mise en œuvre d’approches innovantes liant SfN et adaptation au changement climat.
Le projet soutient également l’objectif de "produire les impacts les plus élevés, de manière coût-efficace". Compte tenu de la conception du projet, on peut s'attendre à une réduction massive de l'érosion côtière, de la perte de l'écosystème de mangrove, des rivières et des cours d'eau, ce qui est extrêmement important pour les communautés côtières vulnérables aux îles Fidji. Ce projet illustre les impacts transformateurs et les multiples avantages environnementaux et économiques qui peuvent être obtenus par la mise en place de de mangroves, l'intégration de la communauté et ses effets boules de neige sur l'économie.
Objectifs du projet
L'objectif global est de réduire la vulnérabilité des communautés côtières, les inondations côtières et l'érosion par la mise en place de solutions hybrides. Le projet vise à réduire la vulnérabilité de 6 sites aux inondations côtières et à l'érosion.
Le projet proposé a des résultats interdépendants qui visent non seulement à atteindre un impact sur les sites, mais aussi à créer des conditions favorables à la mise à l'échelle et à la reproduction de l'impact du projet au-delà des zones cibles immédiates. Chacun de ces résultats comprend une série d'activités, qui ont été conçues à leur tour pour éliminer les obstacles spécifiques qui entravent la réalisation de l'objectif de réduction de la vulnérabilité au changement climatique.
La théorie du changement pour ce projet démontre comment la mise en œuvre des activités du projet conduira à des résultats à court et à long terme. Ces réalisations conduiront à des résultats qui incluent la réduction de la vulnérabilité des îles Fidji à l'impact futur du changement climatique, la réduction des pertes dues aux catastrophes naturelles potentielles, l'amélioration des moyens de subsistance et la sécurité alimentaire. Tous ces résultats contribuent à renforcer le développement durable résilient au climat du pays.
- Renforcer les communautés et les institutions en matière de sensibilisation et de connaissance de la gestion côtière.
- Réduction de la vulnérabilité des moyens de subsistance et des infrastructures côtières.
- Mise en place d'une solution hybride s’appuyant sur la nature pour les efforts d'adaptation à long terme et la création de biodiversité.
Info+
Les inondations côtières, l'érosion des berges et la sédimentation constituent une priorité politique de premier ordre pour les îles Fidji. Ces dernières années, le gouvernement fidjien a lancé des politiques générales visant à guider le développement des Fidji au cours des 20 prochaines années et à atténuer les problèmes de développement liés au changement climatique.
Ces documents comprennent le plan de développement national sur 5 et 20 ans, le cadre national de croissance verte pour les Fidji et le cadre du plan national d'adaptation (PNA). Le gouvernement fidjien a intégré dans son plan de développement national sur 15 et 20 ans son engagement envers les objectifs de développement durable (ODD) des Nations unies et s'est engagé à atteindre ces objectifs. En outre, en août 2014, le gouvernement fidjien a lancé le premier cadre national de croissance verte pour les Fidji afin de rétablir l'équilibre dans le développement qui est durable pour notre avenir. Ce cadre est conforme aux résultats de Rio+20 qui stipulent que la croissance verte doit être un outil pour soutenir le développement durable. Le plan national d'adaptation de 2018 et la loi sur le changement climatique de 2021, récemment adoptée, témoignent de l'engagement sérieux des Fidji en faveur de l'atténuation des impacts du changement climatique.


















