PROTECT UA HUKA, Développement du programme de protection de la biodiversité de Ua Huka

Actualités du projet
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© Initiative Kiwa
11 Septembre 2025
Polynésie Française : Protéger Ua Huka en prévenant l’arrivée du rat noir par les liaisons maritimes
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© Initiative Kiwa
12 Août 2025
Biosécurité aux Marquises : PROTECT UA HUKA signe une convention avec la Communauté de communes
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© Association Vaiku'a
4 Décembre 2023
Avancement du projet local UA HUKA en Polynésie française
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Avancement du projet local UA HUKA en Polynésie française
4 Décembre 2023
© Association Vaiku'a
Deux agents de l'Association Vaiku'a ont suivi une formation pour améliorer leur compréhension de la #biosécurité canine. Cette formation a permis à l'équipe de renforcer et d'améliorer les techniques de dressage des chiens et de biosécurité. La formation s'est déroulée en Nouvelle-Zélande, au sein du chenil Wildlife Contractors Ltd.
Cette formation a pu être réalisée grâce au fond TENEUM de l'Office Français de la Biodiversité et à l'Initiative Kiwa.
Biosécurité aux Marquises : PROTECT UA HUKA signe une convention avec la Communauté de communes
12 Août 2025
© Initiative Kiwa
L’équipe porteuse du projet PROTECT UA HUKA a rencontré la Communauté de Communes des Îles Marquises – CODIM, en présence des Hakaiki et de leurs élus.
Cette rencontre a abouti à la signature d’une convention pour lancer les premières actions de biosécurité à bord des navires Kaoha Tini et Te Ata o Hiva, en amont du festival culturel Matavaa. Cette démarche, appelée à être pérennisée, vise à prévenir l’introduction et la propagation des espèces exotiques envahissantes (EEE) dans l’archipel.
Lors de la réunion, le protocole de biosécurité et les actions de sensibilisation prévues pour les six délégations marquisiennes et le grand public ont été présentés.
La prochaine étape consistera à engager le dialogue avec les services de la biosécurité et le Ministère de l’Environnement, afin de créer une coopération renforcée dans la lutte contre les EEE.
L’Association Manu-SOP, porteuse du projet INSPIRE également soutenu par l’Initiative Kiwa, participera aux actions de sensibilisation et de lutte contre les espèces envahissantes lors du Matavaa.
Polynésie Française : Protéger Ua Huka en prévenant l’arrivée du rat noir par les liaisons maritimes
11 Septembre 2025
© Initiative Kiwa
Ua Huka, l’une des trois dernières îles de Polynésie française encore indemnes du rat noir, renforce sa protection grâce au projet PROTECT UA HUKA. Financé par l’Initiative Kiwa, ce projet a permis l’installation de stations raticides à bord du Kaoha Tini, la navette reliant les îles Marquises. Principal lien de transport inter-îles, ce bateau est une voie d’entrée potentielle pour les espèces envahissantes. L’objectif est de bloquer l’introduction du rat noir, qui menace gravement la biodiversité : prédation sur les oiseaux endémiques, destruction du coprah, entrave à la régénération des forêts et risques sanitaires.
Cette action illustre parfaitement les Solutions fondées sur la Nature (SfN), qui placent la préservation des écosystèmes au cœur de l’adaptation au changement climatique. Grâce à une mobilisation collective, Ua Huka peut espérer conserver son patrimoine naturel unique et le transmettre intact aux générations futures.
Thème

Co-bénéfices


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Nom du projetDéveloppement du programme de protection de la biodiversité de Ua Huka
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Porteur du projetAssociation Vaiku’a i te manu o Ua Huka
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Démarrage du projetJanvier 2023
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Fin estimée du projetJanvier 2026
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Montant du financement88 530 €
Implantations du projet
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L’île de Ua Huka abrite deux espèces d’oiseaux endémiques en danger critique d’extinction selon la liste rouge de l’UICN. Cette île est l'une des deux îles de Polynésie Française exemptes de rat noir, la principale menace prédatrice pour la biodiversité, ce qui explique que ces deux espèces y survivent encore. Pour favoriser la conservation de ces espèces, le projet prévoit dans un premier temps l’acquisition d’un chien détecteur de rat et le renforcement de l’équipe de biosécurité afin de veiller à la non-introduction du rat noir, notamment via les arrivées maritimes.
Alors que l’île subie des sècheresses extrêmes, en 2021, les incendies sauvages ont décimé plus de 30 hectares de forêts naturelles abritant ces oiseaux endémiques. Ainsi, et dans un deuxième temps, l’association "Vaiku’a i te manu o Ua Huka", l’Initiative Kiwa et l’OFB prévoient de contribuer à la restauration de 4 hectares de forêts avec des espèces endémiques propres à l’habitat naturel de ces oiseaux.
L’acquisition d’un chien détecteur de rat permettra de renforcer l’équipe biosécurité déjà existante. Cela offrira une barrière biosécurité et permettra de minimiser les risques d’introduction du rat noir (rattus rattus). Le travail de biosécurité ne bénéficie pas uniquement à la faune aviaire, mais elle permet aussi le maintien des récoltes de coprah, principale ressource économique de l’île. En effet, il a été estimé selon les experts que l’arrivée du rattus rattus sur l’île réduirait entre 50 à 70% des récoltes, notamment de part les importantes sécheresses que subit Ua Huka. De même, ce travail permet de protéger les cultures agricoles tout comme la santé des habitants de l’île. Ainsi, l’équipe biosécurité se compose d’un maitre-chien, d’un agent de biosécurité et de 2 chiens de biosécurité, qui travaillent à quai pour inspecter les colis arrivés par voie maritime. Régulièrement, du poison est disposé autour des points d’entrée de l’île afin de minimiser les risques d’introduction. Par ailleurs, des pièges à rat sont disposés partout sur l’île afin de veiller à la présence du rat noir. Des entrainements quotidiens sont mis en place afin de maintenir l'efficacité des chiens et permettre des inspections de qualité.
Le programme de restauration ambitionne la reconstitution de l’habitat naturel de l’avifaune locale par la plantation d’environ 2500 espèces indigènes et endémiques, sélectionnées pour leur contribution aux besoins des oiseaux (nids, nourritures), leur résistance à la sécheresse, leur capacité à conserver l’eau souterraine, leur maintien des sols (éviter les éboulements) et leur faible inflammabilité. En effet, Ua Huka fortement impacté par le changement climatique, subit de plein fouet les sécheresses extrêmes qui empêchent en partie la repousse des arbres et en tuent d’autres. De même, les nombreux herbivores en divagation empêchent la repousse naturelle. Ces deux facteurs sont les principales causes de la diminution des forêts naturelles de l’île, impactant directement les ressources en eau. Ce projet d’envergure est ainsi un moyen à petite échelle de lutter contre le changement climatique, tout en alarmant les politiques locales et les populations sur la situation climatique catastrophique et la nécessité d’agir.
Objectifs du projet
- Empêcher l’introduction d’Espèce Exotique Envahissante (EEE), particulièrement le rat noir.
- Contribuer à la restauration des forêts naturelles.
- Sensibiliser la population.
Inclusion sociale et équité de genre
Ce projet permet de réduire non seulement les inégalités de genre mais aussi l’accès aux emplois et à la formation. Ainsi, la moitié de l’équipe constituant le projet est féminin, et l’emploi local est privilégié. Les participants sont originaires de l’île et sans emploi. Ce projet et ceux entrepris par l’association proposent plusieurs formations liées aux enjeux environnementaux.








