BLOSSOM — Restauration de la biodiversité et des paysages des îles océaniques en utilisant des stratégies durables et des méthodologies innovantes

Actualités du projet
Le projet BLOSSOM sur le terrain à Koumac (Nouvelle-Calédonie)
11 Novembre 2025
© Initiative Kiwa
Le Conservatoire Botanique de Nouvelle-Calédonie a récemment mené une opération sur le terrain à Koumac, avec l'appui du RSMA-NC. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet Kiwa BLOSSOM, et vise à renforcer la restauration écologique et la résilience des écosystèmes face au changement climatique.
Durant les deux prochaines années, plusieurs activités seront déployées à Koumac, Maré et Lifou : formation à la production de plantes endémiques, identification de sites de restauration écologique, et actions de plantations ciblées pour restaurer les milieux naturels tout en soutenant les communautés locales.
Thème

Co-bénéfices


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Nom du projetBLOSSOM — Restauration de la biodiversité et des paysages des îles océaniques en utilisant des stratégies durables et des méthodologies innovantes
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Porteur du projetConservatoire Botanique de Nouvelle-Calédonie
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Démarrage du projetAoût 2025
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Fin estimée du projetMars 2027
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Montant du financement399 340 €
Principaux résultats
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Analyse spatiale et priorisation
Les missions de cadrage ont identifié Wabao et Pénélo (Maré) comme sites pilotes prioritaires, avec le CADRL comme plateforme de production et de formation. À Koumac, les premiers repérages sur Biga et la Grande Forêt ont permis le géoréférencement de semenciers, le repérage des espèces cibles et la mise en place d'outils SIG. Un cadre méthodologique commun a été consolidé pour hiérarchiser les sites et documenter leur état initial.
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Restauration écologique et biodiversité
Un chantier participatif de démonstration a été réalisé à Biga (Koumac), combinant sensibilisation botanique, contrôle d'espèces envahissantes, paillage et plantation. Les opérations de pépinière ont démarré à Koumac sur une large gamme d'espèces. Au 25 mars 2026, 446 plants indigènes et endémiques étaient comptabilisés dans le cadre logique, avec plusieurs milliers d'unités supplémentaires en cours de production. Le volet santal a débuté avec le repérage de semenciers en lien avec l'UNC, et les listes d'espèces pour Maré ont été précisées.
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Formation, GEDSI, sensibilisation et communication
Le chantier de Biga a constitué la première séquence de formation-action, mobilisant le RSMA, le CLSPD, Handijob, la commune et le public dans une logique technique, pédagogique et inclusive. À Koumac, la montée en capacité des agents se poursuit autour de la reconnaissance des espèces, des techniques de pépinière et du suivi des productions. Le projet a également structuré ses outils internes : reporting illustré, tableaux de suivi et bases de travail partagées.
Implantations du projet
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La Nouvelle-Calédonie traverse une crise politique et socio-économique tandis que le changement climatique intensifie les sécheresses, la chaleur et les inondations. Bien qu’étant un haut lieu de biodiversité mondial, la valeur de nombreuses plantes endémiques reste peu connue ou utilisée par les communautés. BLOSSOM agit dans deux zones contrastées — les Îles Loyauté (Maré, Lifou) et le Nord (Koumac) — pour restaurer des paysages prioritaires, protéger l’eau et les sols, et ouvrir des options de subsistance. En associant analyse spatiale et formation pratique, le projet aide les communautés et les jeunes leaders à planifier une renaturation intelligente et peu coûteuse et à transformer les espèces endémiques — y compris, mais pas seulement, le santal — en atouts partagés.
BLOSSOM est un programme de restauration centré sur les communautés qui reconnaît les contraintes budgétaires actuelles et la nécessité de relier l’adaptation à de nouvelles opportunités ancrées localement. Le projet multiplie les espèces indigènes et endémiques dans des systèmes de pépinières (avec un appui in vitro pour les taxons prioritaires) et les déploie via des plantations mixtes et une régénération naturelle assistée. Les co-bénéfices économiques et culturels sont diversifiés : le santal est une option, mais des espèces alimentaires, médicinales et de service sont également mises en avant. Pour cibler les bons endroits, les équipes utilisent les SIG, l’analyse coûts-bénéfices multicritères et l’optimisation contrainte pour co-définir les sites prioritaires avec les autorités coutumières et municipales. Les Îles Loyauté et la Province Nord diffèrent sur le plan écologique et social, mais elles font face aux mêmes défis fondamentaux : sécurité de l’eau, perte des sols, pression des espèces invasives et moyens de subsistance fragiles. BLOSSOM investit donc dans le renforcement des capacités — cohortes de jeunes leaders, formations pratiques, supports bilingues — et dans un dialogue ouvert et respectueux afin que les communautés puissent s’approprier les outils et les connaissances dont elles ont besoin. Le suivi mesure la survie, la croissance et des indicateurs simples des services écosystémiques et du bien-être, alimentant une amélioration continue et des enseignements prêts à l’usage pour les politiques publiques.
Objectifs du projet
BLOSSOM associe la priorisation guidée par SIG à la restauration en pépinières et au travail participatif sur le terrain. Le CBNNC (IAC) apporte expertise en botanique, planification de la conservation et facilitation avec les parties prenantes ; l’UNC soutient le travail in vitro et sur les chimiotypes.
- Objectif 1 — Restauration pour les communautés. Restaurer ≥10 ha à Koumac, Maré et Lifou ; produire ≥5 000 plantes indigènes/endémiques (~14 000 ciblées à Koumac) ; maximiser les co-bénéfices des espèces endémiques (eau, sols, usages culturels) et accroître le nombre d’espèces endémiques sauvages intégrées aux opérations de restauration ; préserver les lignées locales de santal ; installer des panneaux de terrain bilingues et organiser des plantations participatives.
- Objectif 2 — Compétences, pépinières et moyens de subsistance. Former ≥30 jeunes leaders et ≥120 membres des communautés (collecte de semences, pépinière, plantation, suivi) ; mettre en place/renforcer des pépinières (pépinière polyvalente de Koumac et unités liées aux communautés) ; fournir des fiches « espèces & usages » et des vidéos de site ; tester des missions rémunérées pour des équipes formées lors des campagnes.
- Objectif 3 — Aide à la décision et mise à l’échelle. Fournir des couches SIG, des tableaux de bord d’analyse coûts-bénéfices multicritères et d’optimisation contrainte pour les provinces/communes ; co-définir des sites prioritaires avec les partenaires coutumiers/municipaux ; publier des méthodes pratiques et organiser des événements d’apprentissage pour permettre la réplication.
Inclusion sociale et équité de genre
Dans les contextes ruraux coutumiers, la prise de décision est souvent menée par les hommes ; les femmes, les jeunes et les personnes handicapées rencontrent des obstacles (langue, transport, horaires, infrastructures). BLOSSOM intègre le GEDSI dès la conception et jusqu’à la mise en œuvre :
- Analyse & données. Étude initiale GEDSI ; suivi des participations et bénéficiaires ventilés par sexe/âge ; cartographie des obstacles (mobilité, charges familiales, sécurité) ; intégration du consentement et de la protection.
- Conception inclusive. Viser ≥40 % de participation féminine lorsque pertinent ; sensibilisation via groupes de femmes/conseils de jeunes ; facilitation en drehu/nengone/nêlêmwa–nixumwak ; lieux accessibles ; indemnités de déplacement/solutions de garde d’enfants lorsque possible.
- Compétences & leadership. ≥30 jeunes leaders formés (pépinière, restauration, suivi), avec encouragement des femmes comme formatrices et porte-paroles ; code de conduite et canal de doléances actifs.
- Supports accessibles. Fiches bilingues/trilingues ; vidéos sous-titrées, langage clair, textes alternatifs ; panneaux de terrain lisibles et inclusifs.
- Équité des opportunités. Sélection transparente pour les missions rémunérées ; prise de parole tournante ; reconnaissance des micro-équipes de pépinière dirigées par des femmes.
- Résultats/enseignements. Les premières consultations montrent une participation accrue des femmes/jeunes avec une facilitation en langue locale et un appui transport ; les lieux accessibles aux personnes handicapées augmentent la participation ; l’alignement des événements avec les calendriers coutumiers maintient l’engagement. Les boucles de retour d’expérience informent les ajustements et sont rapportées semestriellement.


















