PEBACC+ lance un projet de restauration des zones humides à Wallis-et-Futuna

Dans le cadre du projet Pacific Ecosystem-based Adaptation to Climate Change (PEBACC+), une initiative majeure de restauration des zones humides a été lancée à Wallis-et-Futuna pour renforcer la résilience face aux effets du changement climatique.
Avec le soutien du service territorial de l’environnement et des communautés locales, l'équipe projet travaille à la restauration des mangroves et des champs de taro, deux écosystèmes clés pour protéger les littoraux, la santé publique et la sécurité alimentaire du territoire.
Les mangroves constituent une défense naturelle puissante contre l’érosion et la montée du niveau de la mer, tout en jouant un rôle essentiel dans la purification de l’eau, la protection des récifs coralliens, et en servant d'habitat à de nombreuses espèces de poissons et de crabes, importantes pour l'alimentation et la culture locale.
"Le dépôt de sédiments au sein des mangroves, derrière cette ligne de rochers, est évident", explique François Tron, coordinateur PEBACC+. "Il y a longtemps, les anciens avaient disposé quelques rochers ici, permettant aux mangroves de s’installer et favorisant ainsi l'accumulation naturelle du sol, renforçant la côte contre les vagues et les tempêtes."
Afin d’assurer la réussite du projet, une formation sur l’écologie des mangroves a été dispensée aux équipes locales, en s’inspirant également des anciennes pratiques de gestion côtière. 5 à 6 sites prioritaires ont déjà été sélectionnés pour une restauration active.
En parallèle, le projet soutient également la restauration des champs de taro à Futuna, augmentant leur capacité à filtrer naturellement les sédiments et à agir comme tampon contre les fortes pluies, protégeant ainsi les récifs coralliens.
Grâce à l’outil ecosystems and socio-economic resilience analysis and mapping (esram), le projet PEBACC+ accompagnera également le territoire dans la valorisation des aspirations environnementales de ses communautés locales, en lien étroit avec le projet CLIPSSA, financé par l’afd.

















