Quinze nouveaux projets locaux rejoignent la communauté Kiwa

L’Initiative Kiwa, en partenariat avec l’UICN Océanie, a lancé aujourd’hui à Suva (Fidji) 15 nouveaux projets portés par les communautés à travers 10 pays et territoires du Pacifique : Nouvelle-Calédonie, Fidji, Kiribati, Palaos, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Polynésie française, Îles Salomon, Timor-Leste, Vanuatu et Wallis-et-Futuna.
Ces initiatives reflètent la richesse et la diversité des approches locales en matière de résilience climatique : restauration d’écosystèmes terrestres et marins, agroforesterie, gouvernance communautaire de la pêche, contrôle des espèces invasives, autonomisation des femmes et valorisation des savoirs traditionnels.
Leituala Kuiniselani Toelupe Tago, directrice régionale de l’UICN Océanie, a souligné :
« Les peuples du Pacifique ne sont pas de simples récepteurs des impacts climatiques, mais des leaders actifs qui conçoivent et portent des solutions ancrées dans leur environnement, leur culture et leurs traditions. »
Au nom de la coalition des bailleurs, Elodie Vitalis, directrice de l’AFD Fidji, a ajouté :
« En seulement cinq ans, Kiwa est devenue une famille de plus de quarante projets, bénéficiant à plus de 220 000 personnes dans 17 pays et territoires du Pacifique. L’AFD est fière de coordonner l’Initiative au nom des bailleurs et de voir ces résultats concrets pour les communautés et les écosystèmes. »
En parallèle du lancement, un atelier d’induction est organisé cette semaine à Suva pour accompagner les porteurs de projets. Cet atelier leur apportera un appui technique et une formation afin de garantir la mise en œuvre réussie de leurs initiatives.
Voici la liste des 15 projets soutenus :
Etats insulaires du Pacifique
- cChange Pacific | Fidji
cChange se concentre sur l’engagement communautaire et les stratégies de communication pour l’action climatique. En utilisant le storytelling créatif, les médias et la sensibilisation, l’organisation cherche à modifier les comportements et à inspirer une responsabilité collective. L’objectif du projet est de renforcer la sensibilisation du public et de favoriser des changements de comportements en faveur de la résilience et de la durabilité. - MELAD | Kiribati
Ce projet soutient la restauration et la protection des habitats de zostères marines comme solution fondée sur la nature pour l’adaptation au changement climatique à Kiribati. Il développe les capacités locales en suivi et restauration des herbiers marins, teste des techniques de bonnes pratiques et sensibilise les écoles et les communautés. L’objectif est de réduire les pressions humaines, de faciliter la régénération naturelle et de renforcer la responsabilité communautaire dans la préservation de ces écosystèmes marins fragiles. - Palau Conservation Society | Palaos
Ce projet renforce la résilience climatique des écosystèmes et des communautés de Babeldaob en intégrant les solutions fondées sur la nature dans l’aménagement du territoire et la gestion des bassins versants. Il promeut le reboisement, le contrôle de l’érosion et la restauration des cours d’eau, tout en développant les capacités des institutions locales et nationales. L’objectif est d’ancrer la gestion durable des écosystèmes dans les stratégies de développement et de résilience à long terme. - Dika Suna Nature Conservation (Inc) | Papouasie-Nouvelle-Guinée
Ce projet se concentre sur la préservation des habitats de plantes indigènes dans la zone de Suai LLG, au sein du corridor de la chaîne de Bismarck, où les écosystèmes subissent des menaces croissantes liées au climat et aux activités humaines. Il encourage la restauration des écosystèmes, le reboisement et la gestion durable des terres, tout en mobilisant les communautés autochtones et leurs savoirs traditionnels. L’objectif est de renforcer la résilience face aux impacts climatiques, de conserver la biodiversité et d’assurer la survie des espèces végétales natives pour les générations futures. - KUP Reforestation | Papouasie-Nouvelle-Guinée
Le projet KUP se concentre sur le reboisement et la restauration des terres dégradées dans les Hautes-Terres. Il implique les communautés dans la plantation d’arbres afin d’améliorer les moyens de subsistance, la sécurité en eau et la fertilité des sols. L’initiative vise aussi à réduire la pression sur les forêts naturelles tout en contribuant à l’atténuation du changement climatique. - Division des pêches, gouvernement provincial de Guadalcanal | Îles Salomon
Le projet renforce la sécurité alimentaire et la résilience climatique par la restauration des écosystèmes de mangroves et de récifs coralliens, tout en améliorant la gestion de la biodiversité côtière. Il soutient la mise en œuvre de la stratégie communautaire de gestion des ressources marines et côtières des Îles Salomon (2021–2025), en mettant l’accent sur l’adaptation au climat. L’objectif est de donner aux communautés les moyens de gérer durablement leurs ressources à travers le renforcement des capacités, la réhabilitation des écosystèmes et des pratiques durables. - Fondation Re-Inventing Local Production (RELOKA) | Timor-Leste
Le projet RELOKA au Timor-Leste vise à renforcer la résilience des femmes face à la pauvreté et à l’insécurité alimentaire liées au climat. Il restaure les terres dégradées, améliore la gestion de l’eau et introduit des pratiques de permaculture durable. Les groupes de femmes sont accompagnés pour développer de nouvelles opportunités de revenus à partir de ressources naturelles (comme les teintures végétales), tout en renforçant la résilience climatique communautaire. - Vanuatu Climate Action Network | Vanuatu
Le projet améliore la résilience des écosystèmes et la sécurité alimentaire de près de 5 000 personnes sur six îles grâce à la restauration de forêts, de mangroves et de récifs coralliens. Il établit des réseaux communautaires d’agroforesterie et de pêche durable, convertit 324 hectares de terres dégradées en systèmes résilients, replante 18 hectares de mangroves et restaure 10 hectares de récifs. Par la coopération inter-îles et la formation, il renforce les capacités communautaires, diversifie les moyens de subsistance et accroît la résilience des populations et des écosystèmes.
Pays et territoires d’outre-mer français (PTOM)
- Société historique tahitienne | Polynésie française
Ce projet préserve et revitalise les zones humides anthropiques, qui constituent des zones tampons entre terre et mer, tout en renforçant laproduction alimentaire dans les zones cultivables en déclin. Il met l’accent sur la restauration des fonctions écologiques par la lutte contre les espèces envahissantes, la gestion du ruissellement et la réhabilitation d’écosystèmes humides comme les plantations de taro irriguées. En associant solutions fondées sur la nature et savoirs ancestraux, il renforce la biodiversité, la sécurité alimentaire et de meilleures pratiques alimentaires pour les communautés polynésiennes. - Moorea Biodiversité | Polynésie française
Ce projet vise à restaurer la résilience des forêts naturelles de Moorea en luttant contre les espèces envahissantes, en particulier le Miconia, sur 460 hectares d’écosystèmes riches en biodiversité. Grâce à l’élimination durable, au suivi et aux évaluations écologiques, l’initiative favorise la régénération des espèces natives, la stabilité des sols et le stockage de l’eau, tout en réduisant l’érosion et les impacts de sédimentation sur les zones côtières et lagunaires. En protégeant les forêts et les services écosystémiques, le projet soutient la biodiversité, améliore les ressources halieutiques et favorise la santé des communautés. - Association Agroforestiers Engagés pour des Initiatives de Résilience (AGIR NC) | Nouvelle-Calédonie
Ce projet renforce l’autonomie alimentaire et la résilience climatique en transformant des terres agricoles dégradées en systèmes agroforestiers durables. En restaurant la biodiversité et en réduisant la dépendance aux engrais importés, il améliore la sécurité alimentaire et soutient les communautés tribales dans des moyens de subsistance résilients. En promouvant l’agroforesterie comme solution fondée sur la nature, l’initiative encourage l’abandon des pratiques de brûlis au profit d’une agriculture respectueuse de la biodiversité et adaptée au climat. - Hô-üt | Nouvelle-Calédonie
Hô-üt mobilise les communautés locales pour protéger forêts et biodiversité. Le projet associe savoirs traditionnels et conservation moderne afin de gérer durablement les écosystèmes. L’objectif est de préserver le patrimoine culturel tout en renforçant la résilience climatique. - CaledoClean | Nouvelle-Calédonie
Ce projet soutient la restauration d’une vallée dégradée par les incendies en plantant 8 000 arbres endémiques afin de créer un corridor écologique (« stepping stone ») reconnectant des habitats fragmentés. En impliquant les communautés locales à travers des événements citoyens, il favorise la sensibilisation tout en régénérant la biodiversité, y compris les pollinisateurs et les disperseurs de graines comme les oiseaux et les chauves-souris. Avec un suivi de l’avifaune et l’utilisation d’espèces locales, le projet protège la flore et la faune uniques de la Nouvelle-Calédonie, tout en réduisant l’érosion et les sédiments dans les rivières et lagons. - Conservatoire botanique de Nouvelle-Calédonie | Nouvelle-Calédonie
Le projet BLOSSOM renforce la résilience des écosystèmes dans les Îles Loyauté et la Province Nord grâce à la restauration écologique et la gestion durable des terres. En multipliant et en plantant des espèces locales adaptées au climat, en créant des sites pilotes et en intégrant la restauration dans les systèmes agricoles, il améliore la biodiversité et soutient des moyens de subsistance durables. En combinant savoirs traditionnels, approches scientifiques et participation communautaire, il favorise la gestion collective, atténue les impacts climatiques et sécurise la conservation à long terme. - Service territorial de l’environnement (STE) | Wallis-et-Futuna
Le projet s’attaque à la menace croissante des cochons sauvages sur la biodiversité, l’agriculture et la sécurité alimentaire à Wallis-et-Futuna en mettant en place des mesures de suivi et de contrôle durable. Grâce à l’évaluation des populations, au piégeage et à la gestion communautaire, il réduira la prolifération des cochons, revitalisera les forêts et protégera les cultures, tout en renforçant les capacités locales et le rôle coutumier dans la gestion des ressources naturelles. En restaurant les écosystèmes et en sécurisant les moyens de subsistance, l’initiative apporte à la fois des bénéfices écologiques et socio-économiques pour le territoire.
Pour consulter le communiqué de presse, cliquez ici :
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[ COMMUNIQUÉ DE PRESSE ] - Lancement IUCN Océanie Initiative Kiwa - 26 Août 2025(413 KB)

















